15 juillet 2020

Tendances clés de l’aménagement de bureaux professionnels post-COVID

aménagement de bureaux professionnels

La pandémie actuelle a profondément modifié notre façon de travailler en institutionnalisant le télétravail comme solution « refuge » pour la continuation des activités économiques. Dans l’attente d’un vaccin, les règles d’aménagement des bureaux professionnels évoluent à marche forcée pour permettre de concilier sécurité sanitaire, design et convivialité.

Plus que jamais, en cette période où les collaborateurs aspirent à retourner au bureau pour socialiser, créer et mener des projets d’équipe, les bureaux d’entreprise ont une raison d’être. Mais différente de celle qui prévalait jusqu’ici … Nos experts BLOOM INSIDE vous exposent les cinq changements majeurs qui impactent déjà les tendances d’aménagement de bureaux

Des bureaux moins denses

Distanciation sociale oblige, les surfaces allouées aux collaborateurs, en constante diminution depuis quelques années, augmentent à nouveau. Et c’est plutôt une bonne chose ! A titre d’exemple, le leader mondial du coworking, WeWork, a décidé de réduire la densité de ses bureaux depuis avril 2020.  Ainsi, la conception de revêtements de sol délimite clairement 6 pieds d’espace pour les postes de travail. Une surface équivalente aux 4 m2 en France issus du protocole de confinement, que de nombreux architectes d’intérieurs prennent désormais en référence pour l’aménagement des nouveaux bureaux professionnels.

Bien que la dédensification soit amorcée, nous ne reviendrons certainement pas au modèle classique des bureaux cloisonnés ou des cubicules. Certes, la tendance actuelle au sortir du confinement est plutôt au « calfeutrement ». Mais, soyons francs, le cloisonnement des postes de travail -derrière des plexiglas ou autres barrières – ne peut durer qu’un temps : les entreprises ont besoin de convivialité et de proximité des équipes pour retrouver leur niveau de performance.

Ainsi, les open space seront probablement plus flexibles pour autoriser des activités collaboratives (espace réunion, brain storming etc…). L’ergonomie des postes de travail sera renforcée pour améliorer le confort des utilisateurs.

Des espaces plus collaboratifs et intelligents

Avec l’essor du télétravail que la plupart des collaborateurs ont apprécié, suivant les enquêtes post-confinement, les bureaux professionnels se doivent de rester attractifs en offrant une expérience différente de celle vécue à la maison. Le retour en entreprise a permis aux entreprises de recréer du lien entre salariés que le recours massif à la visio-conférence, si sophistiquée soit-elle, avait fortement distendu.

Pour que ce lien perdure au quotidien et se renforce, les espaces de travail doivent se réinventer. Ainsi, en mettant en avant la culture d’entreprise et le sens du partage, ils deviennent un point de ralliement. Plus incarnés, high-tech et responsables, ils garantissent la cohésion interne et la prééminence de valeurs partagées.

Simultanément, les frontières entre bureau d’entreprise ou tiers-lieu doivent se réduire pour améliorer la productivité et l’apprentissage. Ainsi, la vidéoconférence au bureau ne peut plus se réduire à un groupe de personnes assemblés autour d’une table que d’autres regardent depuis leur écran à domicile ou en coworking, sans pouvoir participer efficacement. La vidéoconférence permanente, les tableaux blancs virtuels, ou encore les modes de collaboration asynchrones vont se généraliser.

La transition écologique au cœur des projets d’aménagement de bureaux professionnels

La nécessité de préserver les ressources ou limiter les flux de marchandises inutiles imprègne les esprits, conséquence de la pandémie.

Si elle ne suffit probablement pas à inciter les décideurs à adopter des mesures d’ampleur pour réduire l’empreinte environnementale des bâtiments et des activités, plusieurs faits vont contribuer au passage à l’action.

Tout d’abord la force de la loi, qui oblige le secteur tertiaire à atteindre la neutralité carbone en 2050. Ainsi, le décret tertiaire impose aux entreprises la réalisation de 40% d’économies d’énergie d’ici à 2030. Or, le réaménagement nécessaire des surfaces permet d’adapter les locaux pour les rendre plus économes.

La modularité des espaces va s’imposer pour autoriser une plus grande diversité d’usages et de modes de travail. Elle permet de réduire les consommations, en ajustant les paramètres de fonctionnement comme le niveau de luminosité ou de température au besoin réel. A condition évidemment de sensibiliser les collaborateurs et de les impliquer au stade initial du projet. A la clé, jusqu’à 25% d’économies sont réalisables rapidement et sans investissement lourd.

Un autre point directement lié à la crise sanitaire est l’adoption rapide des technologies sans contact. Ces dernières, qui évitent de toucher des écrans ou interrupteurs, sources de propagation du virus, s’imposent partout. Elles vont notamment permettre de mieux gérer le fonctionnement des équipements en évitant des interactions manuelles, sources de gaspillage potentiel. Comme l’éclairage laissé en fonctionnement toute la journée malgré la lumière du jour qui vient progressivement inonder les locaux…

En parallèle, les entreprises vont également adopter le concept d’économie circulaire à travers leur politique RSE. Parmi les principales mesures figurent les achats d’équipements durables privilégiant les circuits courts ou la sensibilisation aux éco-gestes.

Les objets connectés au service de la prévention

Du fait de la dangerosité du Covid-19, l’hygiène est devenue la priorité absolue des collaborateurs, devant le bien-être et le confort. Pour assurer le retour de leurs employés au travail dans de bonnes conditions de sécurité, les entreprises ont déployé à marche forcée des solutions de premier niveau. Distributeurs automatiques de gel hydroalcoolique, balisage des circulations, ou encore pose de plexiglas pour citer les principales actions.

Cependant, la mise en oeuvre d’une stratégie de prévention pour anticiper la propagation de nouveaux virus s’impose. Plutôt que de subir comme nous l’avons fait. Une bonne nouvelle est que la technologie est là, qui permet d’allier surveillance sanitaire et confort des employés.  Reposant sur l’utilisation de capteurs, des solutions IoT permettent déjà de contrôler la température, l’hygrométrie, ou encore le niveau sonore. Elles peuvent ainsi assurer un contrôle continu du niveau de salubrité des locaux.

Grâce à ces innovations, les entreprises disposeront d’indicateurs multiples pour réguler les flux de collaborateurs se rendant au travail avec un objectif de sécurité maximale. Ils pourront déterminer quels collaborateurs peuvent venir au bureau, quand ils peuvent y entrer et disposer de leur bureau. Ou encre savoir à quelle fréquence leur bureau est nettoyé, si le flux d’air est suffisant et s’ils restent suffisamment éloignés les uns des autres lorsqu’ils se déplacent.

En outre, les données collectées permettront également d’améliorer le confort des collaborateurs au quotidien, comme la luminosité ou la température. Il sera alors possible de faire rimer sécurité sanitaire et bien-être au travail.

L’innovation au service de la qualité de l’air

La qualité du traitement de l’air devient une des préoccupations majeures des entreprises, soucieuses de rassurer leurs employés. A ce titre, elle nécessite une révision des systèmes traditionnels au profit de systèmes plus sophistiqués. En effet, les recommandations gouvernementales de faire fonctionner le traitement d’air en tout air neuf, que les entreprises s’attachent à respecter lorsque cela est techniquement possible, ont pour dommage « collatéral » une surconsommation énergétique incompatible avec les impératifs de transition écologique qui sont celles de notre pays.

Alors que les bâtiments neufs vont s’orienter vers des systèmes privilégiant le rafraîchissement à basse consommation au détriment de la climatisation, il conviendra de miser sur un mix de solutions de ventilation dans les bâtiments existants pouvant inclure des purificateurs d’air mobiles en complément des installations existantes.

L’éclairage sera également modernisé pour inclure des émetteurs UV qui neutralisent virus et bactéries lorsque personne n’est présent. En outre, l’on privilégiera des équipements de bureau incluant des revêtements facilement nettoyables et résistants aux agents pathogènes.

D’une manière générale, nous avons beaucoup à apprendre du secteur de la santé qui applique des normes d’hygiène drastiques. Ce secteur a expérimenté avec succès des innovations qui n’ont pas encore pénétré les autres sphères d’activité. C’est le moment de créer des passerelles entre les différents intervenants experts des domaines tertiaires (architectes, techniciens, fabricants…).

De nouvelles compétences requises pour les aménageurs de bureaux professionnels

Toutes ces évolutions font naître de nouvelles responsabilités pour les spécialistes de l’aménagement de bureaux professionnels.

En effet, au-delà des compétences requises pour rendre les espaces design et fonctionnels s’ajoutent celles de considérer les impératifs sanitaires. Tout en veillant à mobiliser toutes les parties prenantes du projet (RH, environnement de travail, RSE, QSE…). C’est la condition essentielle de réussite des projets d’aménagement de bureaux professionnels à l’aune des nouveaux enjeux d’éco-responsabilité, de confort et de sécurité.

BLOOM INSIDE conjugue ces différentes expertises faisant appel au design, à la technique mais aussi à la pédagogie. Nos associés architectes d’intérieur, ergonomes, éclairagistes, thermiciens et énergéticiens collaborent au quotidien avec les donneurs d’ordre. Dans un objectif commun de rendre les espaces de travail sains, design et collaboratifs, en associant les collaborateurs.


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